Les scientifiques de l’université britannique d’Oxford viennent de publier une étude alarmante sur l’impact des chaleurs extrêmes sur la population mondiale. Selon leurs estimations, près de la moitié de la population mondiale, soit 3,79 milliards de personnes, connaîtra des températures extrêmement chaudes en 2050. C’est le double d’aujourd’hui. Cette augmentation spectaculaire des chaleurs extrêmes est due au réchauffement planétaire, qui devrait atteindre 2 °C d’ici 2050.
Ces chiffres ont été estimés dans l’hypothèse où nous atteindrions 2 °C de réchauffement planétaire dès 2050, ce qui paraît de plus en plus probable, d’après les climatologues. Par rapport à la période 2006-2016, où le réchauffement avait atteint 1 °C au-dessus de la température préindustrielle, le nombre de jours de chaleurs extrêmes devrait doubler dans des pays comme l’Autriche et le Canada, augmenter de 150 % au Royaume-Uni, en Suède ou en Finlande, de 200 % en Norvège et de 230 % en Irlande.
Les conséquences seront sans précédent
Si la hausse est la plus spectaculaire dans des pays froids, les personnes affectées, en chiffres absolus, par ces chaleurs extrêmes seront les plus nombreuses en Inde, au Nigeria, en Indonésie, au Bangladesh, au Pakistan et aux Philippines, selon l’étude. Les hausses les plus dangereuses de températures auront aussi lieu en République centrafricaine, au Nigeria, au Soudan du Sud, au Laos et au Brésil.
Les conséquences de ces chaleurs extrêmes seront sans précédent, selon Radhika Khosla, chercheuse à la Smith School of Enterprise and the Environment, de l’université d’Oxford, et autrice principale de l’étude. Le réchauffement planétaire aura un impact sur tous les aspects de la société, de l’éducation à la santé, de l’immigration à l’agriculture. Il est impératif que les responsables politiques reprennent l’initiative pour inverser cette tendance vers des chaleurs extrêmes.
Les points clés de l’étude
- 3,79 milliards de personnes seront exposées à des températures extrêmement chaudes en 2050, soit la moitié de la population mondiale.
- Le nombre de jours de chaleurs extrêmes devrait doubler dans des pays comme l’Autriche et le Canada, et augmenter de 150 % au Royaume-Uni, en Suède ou en Finlande.
- Les hausses les plus dangereuses de températures auront lieu en République centrafricaine, au Nigeria, au Soudan du Sud, au Laos et au Brésil.
- Les conséquences de ces chaleurs extrêmes seront sans précédent, affectant tous les aspects de la société.
- Il est impératif que les responsables politiques reprennent l’initiative pour .
En conclusion, l’étude menée par les scientifiques de l’université d’Oxford est un signal d’alarme pour la planète. Il est essentiel que les responsables politiques et les citoyens du monde entier prennent conscience de l’importance de lutter contre le réchauffement planétaire et de prendre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le développement durable à bilan carbone nul est la seule voie pour inverser cette tendance. Il est temps d’agir pour protéger la planète et assurer un avenir viable pour les générations futures.
