Les énergies renouvelables sont souvent considérées comme un gouffre financier pour l’État, mais les chiffres réels contredisent cette idée. Selon le Réseau action climat, les énergies renouvelables rapportent en fait deux fois plus qu’elles ne coûtent à l’État. Cette révélation remet en question les affirmations de la droite et de l’extrême droite, qui ont longtemps décrié les énergies renouvelables comme étant ruineuses.

L’essentiel en bref

  • Les énergies renouvelables ont généré 10,6 milliards d’euros de recettes pour l’État entre 2006 et 2024, contre 6,1 milliards d’euros de coûts.
  • La filière éolienne a rapporté 4,5 milliards d’euros nets à l’État en 18 ans.
  • Les projets solaires lancés après 2010 ont déjà rapporté 5,8 milliards d’euros, contre 2,4 milliards de dépenses.
  • Les énergies renouvelables créent des emplois et génèrent des recettes pour l’État, notamment via les impôts sur les revenus et les cotisations sociales.

Les chiffres qui contredisent les idées reçues

Le Réseau action climat a mené une étude approfondie sur les coûts et les recettes générés par les énergies renouvelables. Les résultats sont sans équivoque : les énergies renouvelables rapportent plus qu’elles ne coûtent à l’État. Bastien Cuq, en charge des sujets énergie au sein de l’association, explique que

« les projets d’énergies renouvelables qu’on développe encore rapportent à l’État deux fois plus qu’ils ne lui coûtent »

. Cette affirmation est étayée par des chiffres concrets : la filière éolienne a généré 10,6 milliards d’euros de recettes pour l’État entre 2006 et 2024, contre 6,1 milliards d’euros de coûts.

Le contexte de crise énergétique

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La crise énergétique de 2022 et 2023 a mis en lumière le rôle stabilisateur des énergies renouvelables dans les finances publiques. Lorsque les prix de l’électricité flambent, les producteurs d’énergies renouvelables reversent leurs recettes à l’État. C’est ainsi que la filière éolienne a rapporté 2,3 milliards d’euros en 2022 et 3,4 milliards en 2023. Le Réseau action climat souligne que cela démontre le potentiel des énergies renouvelables à stabiliser les finances publiques en période de crise.

Les leçons du passé

L’histoire des projets solaires est édifiante. Avant 2010, les subventions étaient généreuses, avec un soutien de l’ordre de 400 euros par mégawattheure produit. Cependant, les projets lancés après 2010 ont bénéficié de subventions beaucoup plus faibles, de l’ordre de 70 à 120 euros par mégawattheure produit. Les résultats sont sans équivoque : les projets lancés avant 2010 ont coûté 27 milliards d’euros et rapporté seulement 7 milliards d’euros, tandis que ceux débutés après 2010 ont déjà rapporté 5,8 milliards d’euros contre 2,4 milliards de dépenses.

En somme, les énergies renouvelables ne sont pas le gouffre financier que certains décrivent. Au contraire, elles rapportent plus qu’elles ne coûtent à l’État, créent des emplois et génèrent des recettes pour les territoires où elles sont implantées. Il est temps de revoir les idées reçues et de donner aux énergies renouvelables la place qu’elles méritent dans notre mix énergétique. Pour en savoir plus sur les énergies renouvelables et leur impact sur l’environnement, vous pouvez consulter le site du Réseau action climat.