Face au dérèglement sans précédent que subit notre climat, pouvons-nous encore nous permettre d’attendre passivement que le thermomètre explose chaque été ? L’été 2026 est venu nous porter un coup de semonce d’une violence inouïe avec un triste record : notre pays a traversé 53 jours de vagues de chaleur, marqués par un mois de juin affichant des températures intolérables à +3,8 °C au-dessus des normales de saison. Ces chocs thermiques répétés ne relèvent plus de l’anomalie passagère, ils dessinent désormais notre nouvelle réalité quotidienne. Face à cette urgence, regarder ailleurs n’est plus une option : l’heure est à l’action collective ferme, solidaire et protectrice.
Le congé climatique : réinventer le droit du travail face aux urgences du climat
Travailler sur des chantiers en plein soleil sous 40 °C ou enchaîner des livraisons à vélo lors de pics de chaleur extrême ne relève pas simplement de la pénibilité : c’est un danger vital pour la santé physique des citoyens. Aujourd’hui, notre droit du travail demeure tragiquement inadapté aux chocs environnementaux. Pour lier enfin la justice sociale à la défense du vivant, Les Écologistes portent une mesure pionnière et fondamentale : la création d’un congé climatique. À travers une grande pétition nationale, nous affirmons le droit inaliénable de chaque travailleuse et chaque travailleur à suspendre ou adapter ses horaires lors des événements météorologiques extrêmes.
L’adaptation climatique ne doit plus être un privilège réservé à celles et ceux qui travaillent dans des bureaux rafraîchis. Elle doit devenir un bouclier universel pour préserver en priorité les populations les plus exposées et les travailleurs de première ligne. En faisant entrer les impératifs environnementaux dans les règles du travail, nous protégeons la santé des salariés tout en préparant la société entière aux impacts inévitables du réchauffement.
Pour garantir une protection efficace sur le terrain, cette mesure repose sur plusieurs piliers concrets :
- La suspension légale d’activité : arrêt des travaux physiques pénibles en extérieur dès que les seuils de températures extrêmes ou d’inondations sont franchis.
- L’aménagement des horaires : réorganisation des temps de travail tôt le matin ou tard le soir afin d’éviter l’exposition aux heures les plus chaudes.
- Le maintien intégral des revenus : garantie salariale pour que la sécurité sanitaire ne se traduise jamais par une perte de pouvoir d’achat.
Financer la transition écologique : des investissements massifs pour protéger le climat
Pendant que le pays étouffe, le gouvernement enchaîne les renoncements coupables. Les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre stagnaient encore récemment, atteignant seulement -1,6 % en 2025 après un modeste -1,8 % en 2024. Ce rythme est dramatiquement insuffisant pour tenir les engagements internationaux de la France. Pire encore, l’exécutif saborde les budgets de la transition écologique en asséchant le Fonds vert, l’Ademe et nos agences de l’eau. Ce désengagement politique constitue une erreur historique face aux périls qui menacent nos territoires.
Pourtant, la communauté scientifique et les experts sont formels : pour bâtir une vraie résilience, il faut réinvestir massivement l’espace public. Il est urgent d’aligner au moins 50 milliards d’euros d’investissements publics annuels sur la Trajectoire de Référence d’Adaptation au Changement Climatique (TRACC). Sans ces ressources, il sera impossible de rénover nos passoires thermiques, de moderniser nos réseaux et de protéger nos infrastructures de transport contre les chocs environnementaux à répétition.
Pour orchestrer cette transformation globale sans abandonner personne, la planification démocratique doit devenir notre plus belle arme collective :
- Lancer une Convention Citoyenne sur l’Adaptation : donner directement la parole aux citoyennes et citoyens pour élaborer les mesures d’urgence.
- Adopter une Loi Adaptation contraignante : fixer un cadre légal ambitieux pour imposer des règles de protection applicables à toutes les filières économiques.
- Sanctuariser les budgets écologiques : pérenniser les dotations financières accordées aux collectivités locales et aux agences de la transition.
Quand les collectivités montrent la voie de l’adaptation sur le terrain
Si l’État central recule, nos mairies écologistes montrent déjà le chemin et prouvent chaque jour qu’un autre modèle est possible ! À Lyon, la municipalité conduite par Grégory Doucet agit avec une détermination sans faille pour rafraîchir la ville et briser les îlots de chaleur urbains. En remplaçant le bitume par des espaces végétalisés et en protégeant activement les plus vulnérables lors des canicules, la ville démontre qu’une écologie positive et concrète améliore la vie quotidienne de millions d’habitants.

Ces victoires locales apportent la preuve irréfutable que la réponse à la crise environnementale réside dans la solidarité. Les équipes municipales réorganisent déjà les conditions de travail de leurs agents de terrain lors des pics thermiques, anticipant ainsi ce que devrait être la loi sur l’ensemble du territoire national. La planification écologique n’est pas une contrainte théorique, c’est un formidable levier d’action pour rendre nos villes et nos villages à nouveau désirables et respirables.
Les collectivités locales déploient des solutions d’urgence inspirantes que nous devons généraliser :
- Déminéralisation des sols : transformation des cours d’école et des places publiques en oasis de fraîcheur naturelles.
- Protection des personnes vulnérables : registres de veille, passages à domicile et ouverture d’espaces climatisés gratuits pendant la canicule.
- Aménagement des services publics : adaptation des horaires des agents d’entretien, du bâtiment et des espaces verts pendant les vagues de chaleur.
Questions fréquentes
En quoi consiste concrètement le congé climatique proposé par Les Écologistes ?
Le congé climatique permet aux salariés de suspendre ou d’adapter légalement leur activité professionnelle lors de phénomènes météorologiques extrêmes comme les canicules ou les inondations. Cette mesure protège directement la santé des travailleurs tout en adaptant notre société aux impacts immédiats du réchauffement.
Pourquoi le rythme actuel de baisse des émissions de gaz à effet de serre est-il jugé insuffisant ?
Avec seulement -1,6 % de baisse en 2025 (après -1,8 % en 2024), la France s’éloigne des objectifs de l’Accord de Paris. Sans une planification stricte et 50 milliards d’euros d’investissements publics annuels pour la transition, il sera impossible d’éviter des dérèglements systémiques majeurs.
Comment les écologistes agissent-ils localement pour adapter les villes au réchauffement ?
Dans des villes comme Lyon, les mairies écologistes luttent activement contre les îlots de chaleur en déminéralisant les sols, en créant des oasis de fraîcheur et en réorganisant les horaires de travail des agents municipaux en période de forte chaleur.
Il est temps d’engager la riposte générale et de prendre notre avenir en main ! En signant la pétition pour instaurer le congé climatique, en soutenant nos collectivités engagées et en militant pour la sanctuarisation des budgets de la transition, nous faisons la preuve qu’une trajectoire juste et humaine est à portée de main. Ne laissons plus l’inaction politique mettre en danger nos vies et nos emplois face aux dérèglements répétés du climat : unis, mobilisés et déterminés, nous transformerons la crise écologique en une formidable opportunité de progrès social !
