Les négociations entre la France et l’Europe menacent le débit de la Garonne

Les concessions hydroélectriques d’EDF sont au cœur de l’enjeu

Les discussions en cours entre la France et l’Europe concernant l’avenir des concessions hydroélectriques d’EDF ont mis en lumière un problème de taille pour la région Occitanie et Nouvelle Aquitaine : la menace sur le débit de la Garonne. En effet, le démantèlement potentiel d’EDF suite aux normes européennes sur la libre concurrence et les directives concernant la production d’énergie pourrait avoir des répercussions catastrophiques sur l’accès à l’eau et la préservation des niveaux de ce fleuve nourricier.

La Garonne dépend à 90% des retenues des barrages pyrénéens

Selon Jean-Michel Fabre, président du syndicat mixte d’étude et d’aménagement de la Garonne (SMEAG), près de 90% de l’eau qui est lâchée annuellement pour alimenter la Garonne provient des réserves gérées par EDF, soit environ 70 millions de m3. Ces réserves servent non seulement à assurer la production hydroélectrique de la région, mais également à maintenir le débit de la Garonne en cas de sécheresse, un véritable enjeu pour l’agriculture, la population et la biodiversité.

Une question vitale pour le territoire

Le président du SMEAG alerte les ministres de l’Industrie et de la Transition Ecologique

Face à cette situation alarmante, Jean-Michel Fabre a pris l’initiative d’écrire aux ministres de l’Industrie et de la Transition Ecologique pour les alerter sur la gravité de la situation. Dans sa lettre, il souligne l’importance capitale du soutien d’étiage pour la Garonne et insiste sur la nécessité de prendre en compte cette problématique lors des négociations en cours avec l’Europe. Selon lui, la survie de milliers d’exploitations agricoles, la préservation des milieux naturels, l’approvisionnement en eau potable et le développement économique de la région en dépendent.

L’importance de maintenir l’équilibre construit avec EDF

Le président du SMEAG insiste sur l’importance de préserver les dispositifs mis en place depuis des décennies en partenariat avec EDF pour maintenir l’état de la Garonne en période de sécheresse. Selon lui, ces dispositifs doivent être renforcés face aux défis du changement climatique et aux sécheresses de plus en plus fréquentes. L’équilibre entre la production hydroélectrique et le soutien des débits de la Garonne est essentiel pour garantir l’accès à l’eau pour tous et préserver la vie sur ce territoire.

Un partenariat exemplaire entre EDF, l’Etat et le SMEAG

Les réserves hydroélectriques, un atout pour la région face aux changements climatiques

Le partenariat entre le SMEAG, EDF, l’Etat et l’agence de l’eau permet chaque année de disposer de volumes d’eau nécessaires pour le développement de la région, la transition énergétique, la sécurité des activités économiques et la préservation de l’environnement. Ces réserves sont vitales en été, lorsque jusqu’à la moitié de l’eau qui passe à Toulouse provient des lâchers provenant des réserves hydroélectriques, dont 70% sur la rivière Ariège. Grâce à ces réserves, la faune et la flore sont protégées, l’irrigation est maintenue et l’accès à l’eau potable est garanti pour plus d’un million et demi d’habitants.

Les ministres doivent prendre en compte les spécificités de la région

Jean-Michel Fabre appelle les ministres de l’Economie et de la Transition Ecologique à prendre en compte les spécificités de la région et à garantir que les réserves hydroélectriques seront toujours utilis

Source

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *